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La vieille ville

Les remparts

L'implantation de Largentière, dictée par la présence des mines d'argent, la mettait dans une position particulièrement difficile. C'est pourquoi en un court espace de temps, un ensemble défensif impressionnant fut mis en place, tant à Largentière : château et remparts, que sur les hauteurs environnantes proches : Fanjau, Montréal, Tauriers, Chassiers et lointaines: Joannas et Brison, toutes relevant de l'évêque de Brison. Il paraît certain que Largentière avait des remparts avant la fin du XIIIe siècle. Ces remparts avaient été édifiés par les habitants comme le rappelle la transaction du 9 novembre 1367. Les remparts subsistent encore en bordure de la Ligne et en grande partie le long de l'allée des marronniers. Ils ont été progressivement détruits entre la porte de Sigalière et l'église entre 1842 et 1888. Les remparts en bordure de rivière sont à présent percés de nombreuses ouvertures, suite à l'adossement des maisons contre les remparts. Le pont que l'on franchit pour entrer en ville est dit Pont des Récollets, depuis la construction de leur couvent sur l'actuelle place du même nom à partir de 1641. Le pont actuel a été édifié en 1879-1880, après que le pont ancien ait été emporté, ainsi que les ponts Barante et de Sigalières par une violente crue de la Ligne du 21 octobre 1878.

La porte des Récollets

La porte des Récollets est la seule des cinq portes de la ville médiévale servant encore aujourd’hui d’accès à la ville (Nord-Est) ; les autres ont été démolies. Toujours élevée, la porte des Récollets a toutefois perdu son appareil défensif. La rue Jean-Louis Soulavie La rue Jean-Louis Soulavie, du nom du géographe, géologue et historien français né à Largentière en 1751, fut longtemps la rue principale de Largentière sous le nom de rue de la Ligne. Intramuros, parallèle à la rivière de laquelle elle tenait son nom, elle reliait les deux portes principales de la vieille ville celle du Mazeau et celle de Sigalière aujourd’hui disparues. Véritable colonne vertébrale de la ville, elle organisait la circulation dans cette dernière. Il y transitait tout le trafic de charrettes avec les encombrements que l'on devine vu sa faible largeur, qui n'était rien au regard de l'étroitesse des ruelles qui s'en détachent de part et d'autre. On remarque au passage de nombreuses belles maisons dont les façades, débarrassées des enduits de protection, laissent apparaître de beaux appareils de pierres de grès, des arcades, des fenêtres à meneaux ainsi que d'élégantes portes. Les dates relevées sur ces façades sont cependant trompeuses et jurent visiblement avec leur architecture ; il s'agit en fait des dates de réaménagement de ces immeubles lors de l'accroissement de la population lié au développement de l’industrie (mine et vers à soie) au XIXe siècle. A cette époque, on dénombrait intramuros plus de 500 foyers. Le chemin Neuf, aujourd’hui avenue de la République, prend la relève depuis 1778 en rive gauche de la Ligne.

 

La place Paul Mercier

Cette place porte le nom du Maire de Largentière de 1918 à 1927, M. Paul Mercier. Elle est toutefois plus couramment appelée place couverte par référence à son passé. A cet endroit, jusqu’au milieu du XIXe siècle, se tenaient les halles recouvrant une partie de la place actuelle où se tenait le marché aux grains et au vin. Aujourd’hui on peut admirer sur cette place, dans l’alignement intramuros du pont Barrante, un immeuble dont le pied offre de magnifiques arcades.

La maison Bastide

La maison Bastide est le plus bel exemple conservé d’immeuble du XVIe siècle à Largentière. Cet immeuble renaissance est constitué de deux bâtiments adossés, il tient son nom des familles « Bastide et Rochemure » derniers propriétaires qui le vendirent à la commune de Largentière au début du XXe siècle ; il est aujourd’hui une annexe de la mairie. Cette demeure du XVIe siècle est généreusement percée de fenêtres à croisée, ordonnées par des modénatures et flanquée d’une tourelle à pans coupés comportant des baies d’angle dans laquelle se loge un escalier. Le bâtiment comportait une grande salle d’apparat qui fut transformée au XXe siècle, d’abord en salle de théâtre, puis en salle de cinéma, avant d’être réaménagée pour accueillir les locaux de la Mairie. Un bas-relief représentant « les Batteurs d’Argent » classé monument historique y est conservé.

 

 

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